Le Parnasse

Publié le par Aru/ki

En complément du symbolisme, pour les amateurs d'Art pur!!! (ou ceux qui passent le Bac)

Mouvement poétique français né après 1848 en réaction aux prétentions sociales du romantisme et à la (prétendue) pauvreté littéraire du réalisme. Il tire son nom de la revue littéraire Le Parnasse Contemporain où les poètes de cette école publient leurs œuvres entre 1866 et 1876, lui-même inspiré du mont grec du même nom, où résident Apollon et les Neuf Muses.

 

Ses principes sont l’impersonnalité, le refus du lyrisme et de l’épanchement personnel. Ils doivent respecter la doctrine de « L’Art pour l’Art » (Théophile Gautier, 1835), c'est-à-dire le rejet de l’utilité sociale e l’art et de l’engagement de l’artiste : ils affirment la supériorité de l’art sur le réel. Ils substituent au culte romantique de l’inspiration une apologie du travail visant à célébrer le culte de la Beauté, de la perfection formelle et le travail du vers.

 

Ses thèmes majeurs sont l’exotisme et la description de la Nature, l’Antiquité et l’Histoire, les mythes, les légendes et les religions orientales.

 

Il privilégie le sonnet et l’alexandrin, le vocabulaire érudit et les vastes cycles poétiques.

 

Les principaux poètes parnassiens sont Leconte de Lisle (chef de file ; Poèmes Antiques, 1852 et Poèmes Barbares, 1862 : inspirés de civilisations lointaines), Prudhomme, Gautier et Heredia (Les Trophées, 1893 : couleurs éclatantes, préciosité du lexique).  Baudelaire est également partisan de cette perfection esthétique (La Beauté), mais la « modère » et surtout la personnalise.

 

ð  « Au dessus du bétail ahuri des humains » (Mallarmé), le poète parnassien, loin de la foule, ne trouve de satisfaction que dans la contemplation du Beau (=> Baudelaire a définitivement des penchants Parnassiens : L’Albatros

Publié dans Courants littéraires

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