Romantisme

Publié le par Aru/ki

Pour tous les amoureux de la Nature, les fleurs-bleue et les suicidaires (à qui il est strictement interdit de lire Goethe)

Mouvement artistique et littéraire, conçu comme une rupture d’avec les règles, le goût et le beau classiques, amorcé dès la fin du XVIII° par le courant sensible (inspiré de Rousseau), il domine les années 1820-1850 mais son influence se fait encore sentir au cours du XX° siècle

 

Mouvement européen : vient d’Allemagne (Goethe) et d’Angleterre (Wordsworth) => œuvres davantage centrées sur le « moi » en conflit avec le « monde » (Les souffrances du jeune Werther). Le classicisme et les Lumières ne suffissent plus à l’imagination => on se recentre sur la Nature et sur l’homme avec un regard sensible : les romantiques allemands comme Novalis ou Hoffmann vont puiser dans le monde du rêve/nuit/fantastique

 

Engagement des artistes : Hugo (chef de file des romantiques) libération de la littérature => Hernani ; engagement politique : Dernier Jour d’un Condamné (contre la peine de mort)

            Mais certains artistes (Gautier, Mérimée, Musset) s’éloignent de la politique car ils n’y expriment pas bien leur sensibilité (différence politique/littérature). S’éloignent d’Hugo => affirment leur indépendance à l’égard du romantisme ; cherchent un autre mode d’expression

ð  Expression de la fantaisie :

-          liberté absolue de ton : primauté à l’imaginaire/jeu/ironie (Musset, se raille des romantiques)

-          dégoût du monde réel, de la politique (Mérimée, Gautier…) mais sans renoncer à une forme d’humour (empruntée à Hoffmann)

Ce romantisme décalé refuse d’être un porte parole de l’idéologie et place l’artiste au cœur de son inspiration => naissance du concept « d’artiste maudit » : désenchantement de l’histoire (de l’humour noir au pessimisme dépressif)

 

Thèmes :

-          L’aspiration vers l’infini (océan) et le sentiment religieux, qui va de pair avec la solitude (ruines, paysages solitaires, éloignés de l’agitation du monde) : l’homme romantique entretient un lien presque mystique avec la Nature => primauté de la sensibilité

-          Le désir d’évasion (goût du passé et de l’exotisme) (homme impuissant face à l’Histoire : cherche ailleurs ses aspirations) qui traduit une certaine nostalgie : mélancolie, mal de vivre (vague des passions (Chateaubriand), mal du siècle, spleen) ; inquiétude => désir de parler de l’individu, de ses mystères, de sa solitude, c'est-à-dire une valorisation de l’individu

-          La mission prophétique du poète

 

Formes :

-          Poésie (ou prose) lyrique (méditation ou exaltation) : registre épique / élégiaque

-          Gout du pittoresque mais aussi du symbole

-          Métaphores, allégories, mouvements oratoires, musicalité

-          Mélange des genres dans le théâtre => drame

 

Ecrivains :

-          1° génération

o   Chateaubriand ;  Lamartine ; Benjamin Constant ;  Mme de Staël

-          2° génération 

(nés entre 1800 et 1815) (désenchantée : période instable (environ 1830), bien moins exaltante que celle de 1789, Terreur, guerres d’Empire (héroïsme)) ; Cénacles (cercles où l’on débat d’art et d’idéologie et où, dans les années 1820, naissent les 2° romantiques)

o   Musset ;  Nerval ;  Dumas ; Vigny ;  Hugo

 

Pendant ce temps, dans l’Art: Delacroix (La liberté guidant le Peuple, 1830), Géricault, CD Friedrich (All) en peinture, Berlioz (Symphonie Fantastique, 1830), Beethoven (All), Liszt (Hongrie), Verdi (Italie) en musique. 

Publié dans Courants littéraires

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Amandine 12/10/2015 18:38

Rien de plus beau que le romantisme quand il ne brise pas le soleil de la vie. Un bel art de vivre qui mérite d'être maîtrisé, un autre territoire dans le cœur, mieux que des vacances...