Le symbolisme

Publié le par Aru/ki

Ayant une flemme monstre de rajouter des commentaires akiesques mais m'inquiétant pour votre Bac, je vous offre cette magnifique fiche sur le symbolisme

PS (avant l'article mais c'est pas grave): Les choupinet(tes), dites moi combien d'articles vous voulez par jour!!!!

PPS (tant qu'on y est): Toutes ces informations ont été recrutées dans le cours de 1°S1 de M Eterstein, le Pratiques du Français Première (Bordas) et le Prépabac Première (Hatier)

PPPS (comment ça, àa commence à faire beaucoup? *mais pas du tout, voyons!!*): en bonus, on vous offre le décadentisme (ne sommes nous pas géniales *si, bien sur*)


Le symbolisme:

Ecole poétique née dans le prolongement de la poésie de Baudelaire (voir « Baudelaire et les Fleurs du Mal », disponible à la demande), en réaction au naturalisme. Entre 1885 et 1900, elle domina la poésie avec pour chef de file Mallarmé. C’est à la fois un prolongement du Parnasse et une réaction contre lui. (*non, la poésie n'est jamais simple, pourquoi?*)

Ses principes majeurs sont la subjectivité de la connaissance et la suggestion qui remplace la description, le récit et la nomination : les poètes symbolistes veulent libérer l’imagination de ses attaches terrestres : ils accordent donc une place déterminante à l’immatériel, au surréel et à la dimension cachée des choses.

Ses thèmes phares sont la mythologie et les légendes médiévales, ainsi que les récits et personnages bibliques, les correspondances entre les sensations, entre le monde sensible et les réalités qu’il cache et révèle parfois (=> Correspondances, Baudelaire) : la poésie est la clef qui mène à ce monde caché. 

Ses formes sont les poèmes en prose (Après Aloysius Bertrand et Baudelaire, Rimbaud et Lautréamont) ou vers libre (inventé par Gustave Kahn), l’usage immodéré de symboles, le vers impair et la recherche de la musicalité : c’est une volonté d’innover, de libérer la poésie des contraintes formelles imposées par la tradition. Le lyrisme aux tonalités impressionnantes, voire dissonantes est recherché par Verlaine, Corbière et Laforgue.

L’image devient symbole (mystérieuse, suggestive, ouverte à l’interprétation), elle n’est plus un moyen pour déchiffrer l’univers extérieur mais une voie d’accès au monde intérieur du poète, à la complexité de ses pensées et de ses rêves. => Le Bateau Ivre. Le poète symboliste cherche à décoder l’univers, à percer les mystères du monde (Manifeste du Symbolisme, Jean Moréas), de la vie et de la mort, en exprimant l’intangible et l’impalpable. (=> influence sur le théâtre : Maeterlinck, L’intruse : représente la mort qui entre dans une maison grâce à des signes/images/symboles)

Les grands poètes symbolistes sont Verlaine (Nature perçue dans sa dimension symbolique), Rimbaud et Mallarmé, « poètes maudits » en rébellion contre le monde matérialiste qui les entoure => redéfinit la place de l’artiste dans la société : Les Poètes Maudits de Verlaine (1884) rappelle (après Baudelaire) que le poète est un intermédiaire, un « voyant » (Rimbaud) souvent incompris : il est supérieur aux hommes, et donc en rupture avec son temps.

 

Pendant ce temps, dans l’Art : Le symbolisme, mouvement poétique, influença aussi le théâtre, et se développa dans les domaines de la peinture  (Moreau, Klimt, Böcklin…) et de la musique (Debussy, Pelléas et Mélisande, 1902). Le projet d’Art total de Wagner influence les auteurs de la fin du siècle : les arts doivent se lier pour éclairer les mystères du monde => Prélude à l’après-midi d’un faune de Debussy, inspiré de Mallarmé, tente de rendre compte de la perméabilité des arts.

 

 

 

Le décadentisme, mouvement diffus qui se développe après le Second Empire, suite et parallèlement au déclin économique et militaire de la France, en même temps que le symbolisme : Paul Bourget affirme la possibilité d’un « langage de la décadence ».

Ils représentent un monde qui se corrompt et se décompose (pessimisme aigu inspiré par Schopenhauer : Le Monde comme volonté et représentation (1886, traduit en français en 1879)) et refuse de croire que le réel est porteur d’espérance : ils sont, ainsi que les symbolistes, en rupture avec leur temps.

Le décadentisme mêle raffinement et dérision => Huysmans (A Rebours), poésies de Laforgue. Il place (comme le symbolisme) les valeurs de l’art au dessus de toutes les autres. 
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Clay 13/06/2009 18:16

Merciii choupinette!

Aru/ki 13/06/2009 20:00


You're welcoooooomeeee!!!!!!!!!!!!!