Omar Khayyan ou la symbolisation et la formalisation du moi et du monde

Publié le par Aru/ki

Mais quelle honte !!!!!!!!!!!! Le déshonneur s’abat sur moi (et non pas mopi comme mon clavier s’acharne à me le faire écrire) comme la misère sur le pauvre monde !!!! (Mais pourquoi, vous direz-vous, perplexes ? *Parce qu’Aru tient ses promesses… (désespoir profond) Cette pauvre enfants n’ira nulle part…* Bref) Il est malheureusement exact que, dans mon ignoble et maladive flemme vacancienne (*non, ce n’est pas une maladie contagieuse, juste un néologisme*), je ne poste plus suffisamment d’articles !!!!!!!!!!!!

-C’est le grand moment où tout le monde attend le classique « en compensation… ». Hélas (pour vous), étant donné que c’est Aki qui s’occupe du budget et des récompenses, il n’y aura aucune compensation, mis à part la joie de votre cerveau qui a pu roupiller paisiblement pendant quelques jours *je suis machiavéliquement satrape, je sais… *(Satrape, du perse « satrapes », gouverneur d’une province administrative de l’Empire perse ; noble de confession cathare ; membre du Collège de Pataphysique (pourquoi tout le monde rigole ? C’est très sérieux ! *enfin…* Leur but est de découvrir la « vérité parfaite » (ce qui passe par un certain nombre de réfutations/dénonciations de la réalité cosmique et humaine)) au figuré signifie une personne ouvertement despotique (ou riche mais c’est une autre histoire)) *c’était le quart d’heure de culture générale par Aru. On rajoute à cette occasion qu’en Inde, les satrapes locaux prennent de plus en plus de pouvoir et que cela parait gênant pour les prochaines élections. Placez ça dans une conversation mondaine et c’est le succès garanti* (Mouais… Faites quand même attention qu’on ne vous branche pas sur lesdites élections… *ou alors lisez le journal*). Enfin bref tout cela est bien mignon mais on n’a pas commencé l’article et il va finir dans la catégorie « digressions » si ça continue…*c’est dommage, un si bel article sur la poésie*-

Bon !!!! Maintenant que vos petites *et choupinettes* cellules grises sont échauffées *ou épuisées, cela dépend de leur nombre, de leur état, de l’heure qu’il est et de la quantité d’alcool ingérée précédemment* (nous en profitons pour rajouter que l’auteur ne buvant jamais, elle est totalement sobre lorsqu’elle écrit ses articles (*sauf si l’aspartame a des effets secondaires*) et que son état ne peut être dû qu’au fait –involontaire- que ses parents l’ont bercée trop près du mur alors qu’elle n’était qu’un petit bout de chou avec une seule personnalité (*dont les pensées (hautement philosophiques s’il en est) se résumaient à manger-dormir-manger-embêter le monde (oui, c’était précoce)-dormir-manger-embêter le monde en mangeant-embêter le monde en ne dormant pas (la sophistication perverse est venue tôt aussi, vous en avez, pauvres lecteurs que vous êtes, un exemple flagrant sous les yeux, essayant désespérément de suivre le cours de l’article))*) *record battu en parenthèses*

Nous allons donc *au grand soulagement de vos cerveaux contorsionnés* commencer l’article !!! (La méthode Aru/ki ou comment faire passer la littérature pour simple et enfantine comparée au reste des méandres du cerveau schizophrène qui l’enseigne (Faulkner à coté c’est tout mignon tout plein, surtout qu’il veut dire quelque chose, lui, au final))

Comme le titre de l’article vous l’a révélé (mais vous avez du l’oublier depuis le temps, surtout vu la gymnastique cérébrale qu’on vous fait faire), nous allons aujourd’hui parler d’Omar Khayyam, un mathématicien du XI° siècle (*toujours après Jésus-Christ, bien qu’il soit né en 3 avant lui-même, (les mâles et les dates, franchement… Voila ce qui arrive quand on laisse l’organisation aux hommes…) *) qui est passé à la postérité pour ses célèbres Quatrains (Rubaïyat en persan, pour ceux dont la soif de savoir ne saurait être apaisée par l’absorption de tous les océans *sans rapport aucun avec le fait que l’eau salée ne désaltère pas, c’est une image !!*)

Khayyam se disait « infidèle mais croyant » *même si ses quatrains sont assez critiques vis-à-vis de la religion* et prônait « l’ivresse de Dieu ». Il est possible *et même probable* que ses quatrains révèlent une dimension mystique (selon Idries Shah, citons nos sources). Dans ces textes, le mathématicien formalise l’expérience du moi et du monde par un jeu de symboles.

Qu’il est vide ce cœur qui ne sait pas aimer

Et qui ne s’enivre jamais d’amour

Si tu n’aimes pas, comment pourraient t’émerveiller

L’aveuglante clarté du soleil et la douce clarté de la lune ?

 

On remarque ici le jeu des oppositions, des liaisons et des symboles, avec l’amour et le vin, le soleil et la lune et le coté allégorique du quatrain : arrête de chercher l’impossible et profite des plaisirs sensuels, ici condensés (le vin et l’amour, l’amour enivrant comme (mieux) que le vin). *Y a-t-il un rapport avec le fait qu’un homme amoureux devient niais ? Probablement, mais c’est dit de façon lyrique donc tout le monde l’accepte parfaitement. (Comment reformuler vos idées pour manipuler le monde, par Aki, bientôt dans toutes les librairies de France et de  Navarre)*

 

La nuit a dans sa robe un trou de clair de lune

Bois du vin : On n’a pas toujours cette fortune

Sois heureux et jouis : après nous bien des fois.

La lune éclairera nos tombes une à une.

 

On notera la construction du poème, toujours avec ce même jeu des symboles. Le style court et la morale métaphysique et lyrique renvoient au haïku japonais. La morale présentée ici se rapproche du célèbre « Carpe Diem » épicurien, et présente d’ailleurs plus un art de vivre, qui veut se libérer des contraintes de la recherche et des problèmes de la raison… (*d’ailleurs je ne devrais pas mettre sur mon blog, moi, personne ne va revenir et ils vont tous devenir alcolos…*)

 

D’aucuns cherchent en vain à définir la Foi,

Et d’autres, pris de doute, ont l’âme en désarroi

Mais soudain va surgir un messager céleste

Disant : Pourquoi ces deux fausses routes, pourquoi ?

 

Ce dernier quatrain présente une parabole, rapprochant ainsi la poésie de la théologie et de la métaphysique. Le coté bref, ramassé du quatrain montre bien la « mathématisation » de la poésie (quoi de plus normal pour un illustre mathématicien, les chiens ne font pas des chats, comme dirait Aki *tout à fait*) qui se traduit par une condensation, voire une saturation de l’écriture.

 

La rareté des objets, très chargé symboliquement, montre bien que la poésie est un univers codé, sacré, non accessible au profane (*sauf si des êtres magnanimes, telle Aki, I° du nom, ne lui en donne les clés !* [vous vous en doutiez, n’est-ce pas… ? Dès que l’autre despote en puissance peut se lancer des fleurs…])

 

En conclusion, nous dirons simplement (*mais oui, on peut !!*) que la mathématique de la poésie, qui peut s’étendre à une grande partie du genre grâce à la versification, à la forme des sonnets, aux symboles épurés (*les mathématiques aussi sont un art abstrait*)… montre l’opposition du genre au roman et au théâtre (*même si le théâtre classique est parfois poète, il n’atteint pas un tel niveau de sophistication car les pauvres lecteurs doivent suivre le déroulement de l’histoire*)

(Vu la longueur, nous vous faisons grâce de suppléments (càd deuxième article) pour ce soir!!! [Comment justifier sa flemme en accusant les capacités mémorielles des gens]

Publié dans Poésie

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