La Commedia dell’Arte : le théâtre populaire à la fin du Moyen Age

Publié le par Aru/ki

Question pour Clayre : Quand finit le Moyen Âge ??? *au XVI° siècle, pourquoi ? Traditionnellement, on désigne la chute de Constantinople (en 1593) comme la date de  la fin du général, mais selon les historiens, il peut durer jusqu’en 1517, avec la réforme protestante de Luther. En règle général, on la voit comme la naissance du mouvement de la Renaissance (l’homme au centre de l’art, déploiement de l’art en Europe et amplification de son importance à la Cour des différentes puissances) et le début de la mondialisation (commerce (principalement maritime) entre les continents, grandes découvertes…*

[C’était le quart d’heure histoire d’Aki, ou la culture générale de base]

Après cette légère digression (c’est pas grave on commence à s’habituer), nous allons à présent vous exposer la Commedia dell’Arte. Ce « théâtre italien » était caractéristique, car joué par des troupes itinérantes dans les villages en s’inspirant à chaque fois des histoires et des croyances dudit village : les acteurs improvisaient la pièce comique en se basant sur des « thèmes » prédéfinis (*ou canevas de répétition pour les experts*), ce qui donnait un théâtre baroque, spontané, et même parfois grotesque, *qui n’est pas sans rappeler le cirque*, et exprime bien la fonction jubilatoire du théâtre de libération. En exposant ces scènes caricaturés de façon distanciée (*grâce à l’usage des masques et à l’exagération*), le théâtre permettait de se défouler et avait même une fonction cathartique (*d’ailleurs, l’usage des masques rappelle également le théâtre antique*): on pouvait impunément (*car la reconnaissance était impossible à cause des masques*) se moquer de l’avare du village, de la belle entremetteuse…

Infos en vrac : Les quatre types principaux de la Commedia dell’Arte (qui ont eu une faste hérédité) sont Pantalon, le Docteur, le Capitan (qui a donné le Tengu japonais *divinité mineure au long nez qui hante les montagnes, figure classique de l’art japonais*) et les zannis (valets, tels Polichinelle (qui donna aux anglais le brave Punch) ou Arlequin, qu’on retrouve chez Marivaux dans La Double Inconstance ou l’Ile aux Esclaves). *On peut également signaler que certains personnages furent repris par Molière dans ses comédies, comme Les Fourberies de Scapin.* Le comique était principalement donné par les mimiques de l’acteur et sa verve déclamatrice (lazzis), ainsi que par ses capacités gymniques (*sauts périlleux, soufflets avec des membres improbables…*)

*Point hérédité littéraire (après tout, on est là pour ça) :

-          Au XVIII° siècle, Goldoni transcrit les synopsis de la Commedia à l’écrit, leur donnant ainsi plus de prestance et un nouveau souffle. Les masques furent peu à peu supprimés au fur et à mesure que les personnalités se renforçaient.

-          Au XIX° siècle, la famille Debureau reprend les personnages de Pierrot et Colombine et leur donne une nouvelle vie grâce au mime (voir le film Les Enfants du Paradis)

-          Au XX° siècle, Dario Fo adapte au monde moderne ces « témoignage d’une culture quasiment éteinte », obtenant ainsi le Prix Nobel de Littérature en 1997.*

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