Les mystères, entre rituel religieux et représentation

Publié le par Aru/ki

Les mystères font le lien entre théâtre et messe : c’est une transposition édifiante et cathartique du théâtre antique qui fait la transition avec le théâtre historique (comme par exemple le Mystère de Troie) à la Shakespeare.

Le surnaturel et le réalisme s’y côtoient, étant donné que les mystères étaient les représentations des croyances populaires (lui donnant ainsi le label de « théâtre populaire », le rapprochant ainsi de la pantomine). Le sujet le plus courant était la Passion du Christ. Le mystère se déroule généralement entre la rue (*qui représente l’enfer*) et la maison (*qui est le… paradis !!! Bravo !!*), ce qui renvoie à la symbolique du théâtre comme entre-deux qui met en scène les enjeux.

Les mystères étaient *horriblement* longs, et pouvaient être composés de 60 000 vers. Il y avait environ 500 personnages *sans les figurants, bien sûr, à l’époque on ne savait pas compter jusqu’à ce genre de nombre* (les comédiens étant regroupés en confréries d’amateurs, *ce qui est présenté dans A Midsummer Night’s Dream, de Shakespeare, pour les arguments littéraires* ce qui impliquait réellement le peuple)  et le spectacle s’étendait sur plusieurs semaines, les représentations ayant lieu le dimanche après-midi. Cela partait de ce qu’on pourrait appeler une pulsion de représentation. Ils furent malheureusement interdits *en l’an de grâce 1548*.

Les mystères étaient divisées en trois grands cycles : les mystères sacrés *sujets bibliques*, à ne pas confondre avec les mystères religieux * tirés de la vie des saints et des miracles, sujet passionnant s’il en est… (quoique si l’on retient le sens biblique de « passion », on se rapproche de la définition)* et les mystères profanes, ou historiques.

*Ces belles histoires toutes pathétiques tout plein n’ayant pas grand intérêt dans une dissert’, je vous fais grâce des exemples, sauf si quelqu’un fait une thèse sur le pathétique enthousiaste des bons provinciaux (no offence meant à nos amis non-parisiens, étant intelligents et éduqués, vous ne rentrez pas dans la catégorie)*

Publié dans Théâtre

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mh 09/04/2009 09:37

ce qui renvoie à la symbolique du théâtre comme entre-deux qui met en scène les enjeux.
bravo

Aru/ki 09/04/2009 18:06


Merciii!! ^.^